Mlle Winkel savait beaucoup de choses. Elle prétendait d'ailleurs que sa règle, qu'elle brandissait souvent, lui racontait toutes nos désobéissances ... et nous le croyions, impressionnés par l'omnipotence de notre institutrice. Et elle en donnait d'ailleurs régulièrement la démonstration en dirigeant la règle magique vers l'un d'entre nous et en révélant que: "Blanchette m'a dit que tu as fait ceci ou cela pendant la récréation". Soumis à une telle autorité supérieure, nous étions puissamment incités à être des élèves modèles ...
Mme Maistraci (garcons seulement)
Jérome Aftalion, Gérard Andersch, Marc Anciaux, X Aubreton, Franck Bourgoz, Franck Berton, Jean-Francois Campario, Didier Caroff, Tristan Dumontier, Eric Jaquet, X Le Mauf, X Mateo, Manuel Monteiro, X (Patrice/k?) Parisot, Joël Saint-Viteux, Daniel Tardiveau, Christophe Verpilier, Thierry X
Mme Tacheau (première année mixte)
+ Antoine Duplan, Marc Provot, Marcel Tacheau, Nathalie Babou, Isabelle Dupeira, Francoise Gelin, Christine Guillot, Brigitte Lenoir, Nathalie Lormier, Catherine Martinaud, Sylvie Moreau, Catherine Olin, Hélène Pautet, Agnès Pereira, Muriel Rotsztein, Carole X
mon prix 1969: un livre qui racontait l'existence d'un fils de pêcheur en barque à Marseille
Mme Renon
+ Barreau, Jean-Louis ? Dumas, X L.....
mon prix 1970: les aventures du petit lapin
Mme Castelotti
+ Lydie Perin, Nathalie Semailles, Claudine Tissier, Florence Treffaut
mon prix 1971: le merveilleux voyage de Nils Holgersson (une prophétie !)
M. Renon (grande majorité de garcons)
+ Dominique Amelot
mon prix 1972: une compilation de contes de plusieurs pays
L'institutrice de gymnastique: Mme Becker
Deux institutrices de musique se succédèrent. Les cours avaient lieu dans le chalet.
Autres instituteurs côtoyés:
M. Duparc, Mme Assena, Mme Saunière, Mme Gros
Membres du personnel:
Mme Durier, Mme Moireau
Les voitures des instituteurs:
M. Renon, Peugeot 404 vert émeraude puis 504
Mme Castelotti, Volkswagen Coccinelle crème
Mme Saunière, Simca 1500 Break
Mme Assena, Renault Caravelle Cabriolet
Mes chemins des écoliers:
1) le plus fréquent
J'étais le seul enfant rue Lamartine scolarisé à l'école du Bois de Gaumont. Arrivé route du Plessis, je retrouvais Eric Jaquet, Isabelle et Edith Dupeira et une autre petite fille dont j'ai oublié le nom (Pascale, Patricia ?). Nous nous engagions alors dans la rue des Mousquetaires où nous retrouvaient Sylvie et Antoine Duplan, dont le sympathique setter "Plic" nous accompagnait aussi un bout de chemin, puis Marc Provot.
Arrivés à ce que nous appelions le "square des trois marronniers" où nous ramassions force marrons d'inde les jours d'automne, nous continuions par le chemin des nangues, alors non asphalté, où nous rejoignait Daniel Tardiveau, plus tard également sa soeur Nadine.
2) le plus mystérieux
J'aimais explorer les sentiers non battus, à la recherche d'un improbable "raccourci". Il m'arrivait donc de descendre la route du Plessis et d'emprunter la rue du Docteur Filloux. Avant le premier virage, il y avait sur la droite un petit chemin rempli de ronces qui en rejoignait ensuite un autre qui remontait jusqu'au chemin des nangues. Il ne fallait pas craindre les griffures. A l'époque, il y avait sur la gauche une mystérieuse épave de camion transporteur d'auto-tamponneuses rouillées qui semblait avoir brûlé. L'épave, apparemment en déshérence, y resta de longues années ...
Les cartes Vidal, les affiches Rossignol, les grammaires Bled ...
Chose étrange à une époque où le stylo-bille BIC était déjà d'usage universel, nous devions apprendre à écrire au porte-plume et cela n'était guère facile ... Nous étions donc munis de plumiers
et, sur nos pupitres, il y avait un encrier de faïence blanche que l'élève de service remplissait d'encre.
Comme les buvards ne limitaient guère les dégâts imputables à l'encre, nous étions tenus de venir en classe avec un tablier.
Nous avions cependant des crayons noirs avec lesquels nous pouvions écrire dans nos carnets de brouillon. Les crayons de couleur, dont les célèbres Caran d'Ache, n'étaient utilisés que pour les cours de dessin.
C'est avec des jetons et des réglettes que nous apprenions à compter au cours préparatoire. La journée commencait souvent par l'épreuve redoutée de calcul mental où il nous fallait écrire le résultat de l'opération à la craie sur notre ardoise personnelle que nous devions tendre visiblement au-dessus de nous. Il fallait ensuite effacer de notre petite éponge et répéter l'opération en réponse à la question suivante.
Les activités manuelles faisaient souvent appel à de la pâte à modeler. Nous pouvions aussi faire des collages mais les petits pots de colle blanche exercaient parfois sur nos jeunes nez une attraction ambiguë.
Les jeux pendant les récréations reflétaient souvent le passage de nouveaux feuilletons télévisés. Outre le "chat perché" mixte, les garçons jouaient à Zorro, à Thierry la fronde, à Thibaud, avec querelle assurée pour décider qui jouerait le rôle principal ...
Mais nous aimions tous encore plus Nounours, le manège enchanté, la maison de Toutou, Kiri le clown, Titus et bien d'autres encore ...
Directrice sévère, Mme Assena annonçait la fin des récréations par un premier coup de sifflet strident. Nous devions alors nous figer sur place. Au second coup de sifflet, nous devions nous diriger vers la porte de notre classe en formant des rangs.
Nous étions aussi imprégnés par les réclames qui, déjà bien sottes mais encore assez pudiques, ne manquaient pas de nous conditionner.
Nous collectionnions les drapeaux l'Alsacienne et les départements puis régions Yoplait. Il y avait des images dans les paquets de chocolat Poulain ... et toute sorte de jouets dans la lessive Bonux ...
Nos tentations étaient innocemment sucrées
- Carambars, puis super carambars
- la poudre de réglisse dite "coco"
- les roudoudous
Les boulangers vendaient des "pochettes surprises" qui contenaient plus de papier que de bonbons ...
A ce sujet, Monsieur Renon avait organisé une mémorable sortie qui nous avait permis de découvrir le travail de fabrication du pain dans la boulangerie Humbert.
Dans la cour de récréation, beaucoup jouaient aux billes. Les plus simples étaient des billes de terre peintes. Les billes de verre étaient plus prisées tandis que les lourdes billes de métal, ou calots, étaient bien difficiles à envoyer dans le trou.
Nos petites voitures étaient sourtout des Norev ou des Dinky Toys mais - gare ! - elles étaient sujettes à confiscation par les instituteurs si l'on était surpris à s'y intéresser de trop près pendant les lecons. Il y avait aussi ces voitures plus simples de la marque "Clé", si emblématiques de l'époque. Elles étaient présentes sur maints étals aux marchés de Villiers.
Jeudi, c'était le jour béni qui inspira la fameuse expression "semaine des quatre jeudis". Toutefois, la perspective de grasse matinée était relative car, pour la quasi totalité d'entre nous, c'était le jour du catéchisme en la chapelle du Bois de Gaumont au vaste parc arboré. Nous y étions enseignés par un prêtre en présence de bienveillantes paroissiennes comme Madame Gancile. Les chansons de John Littleton étaient alors de véritables "hits".
La télévision d'alors était fort différente. Il n'y avait encore que deux chaînes en Ile-de-France, de sorte que tout le monde voyait à peu près la même chose. Elle n'émettait qu'en soirée et, brièvement, au moment du déjeuner.
Nous suivions les feuilletons et ils constituaient un sujet de conversation habituel pendant les récréations.
Pour tout dire, une époque heureuse qui conjuguait abondance avec protection de l'insouciance et de l'innocence de l'enfance.
Villiers 60ies, c'était aussi
- une riche vie associative culturelle
- un commerce de détail de qualité
- un supermarché de bon standing
- du commerce ambulant, des marchés
- parfois un White Christmas (décembre 1969; 1970)
- des transports publics encore plus provinciaux que banlieusards ...
Le passage des années 60 aux années 70 fut sensible à l'est de Paris avec la mise en service du RER au prix de la disparition de la gare de la Bastille. Et, en janvier 1971, les derniers Renault TNH 4 quittaient définitivement les rue de Paris.
1972- 1976 Collège de la route de Noisy
Villiers sur Marne
Première année
Francais: M. Beaume
Allemand: Mme Brasseur
Mathématiques: Mme Corouge
Histoire-Géographie: Mme Martinez
Sciences naturelles: Mme Cochet
Travaux manuels: Mlle Lemoine
Musique: Mme Angaut
Art: Mme Rolley
Gymnastique: M. Piazza / Mme Bouton
Jean-Francois Campario, Didier Caroff, Antoine Duplan, Christian Hoerth, Thierry Jauvenet, Philippe Kronert, Guy? Lamaurt, Paul Lemaire, Jean-Luc Machuron, Maquignon, Philippe Million, Alain Rémolu, von Skoroszewski
Sandrine Alloncle, Catherine Clerc, Isabelle Della Torre, Catherine Even, Catherine Fuan, Valérie Gouron, Corinne Lucon, X. Moneret, Hélène Pautet, Nathalie Rappoport, Mireille Reinders
Deuxième année
Francais: Mlle Touze
Allemand: Mme Ulrike Grisel (fantastique d'avoir un professeur ayant pour langue maternelle la langue qu'il enseigne. Cela devrait être la règle)
Mathématiques: Mme Sala
Histoire-Géographie: M. Beaume
Sciences naturelles: Mme Larue
Travaux manuels: Mlle Lemoine
Musique: Mme Angaut
Art: Mme Rolley
Gymnastique: M. Piazza / Mme Bouton
+ Bruno Baudouin, Nathalie Jaouen, X. Kopp, Y. Kopp, Olivier Lebret, X Selig
Troisième année
Francais et Latin: Mlle Boudot
Allemand: Mme Roll
Mathématiques: Mme Pichon
Anglais: Mme Weiss (native speaker)
Histoire-Géographie: M. Bodénès
Sciences naturelles: Mme Larue
Technologie: Mme Corouge
Travaux manuels: Mlle Lemoine
Musique: Mme Angaut
Art: Mme Guelpat
Gymnastique: M. Piazza / Mme Bouton
+ Marc Delille, Olivier Galix, Vincent Lassagne, Helena Odar
Quatrième année
Francais et Latin: Mlle Boudot
Allemand: Mme Brasseur
Mathématiques: M. Champeyrache
Anglais: Mme Nicot
Histoire-Géographie: M. Bodénès
Sciences naturelles: Mme Larue
Technologie: Mme Sala
Travaux manuels: Mlle Lemoine
Musique: M. Bichet
Art: Mme Guelpat
Gymnastique: M. Piazza / Mme Bouton
+ (Frédéric ?) Cabrière, Pascale Fouquet, Marc Giroud, Jérôme Voizot
Madame Aristide, une dame au service des cantines, se montrait bienveillante avec nous en nous apportant des surplus de desserts. "A sa facon de nous appeler "ses gosses", on voyait bien qu'elle nous aimait beaucoup ..."
Il est arrivé que nous fassions d'intéressantes sorties. Accompagnés de Madame Fuan et de Madame Gouron, nous visitâmes une partie du Louvre. Une autre fois, Madame Corouge organisa une visite au siège de la RATP à Paris. Une des dernières sorties eut lieu en forêt de Fontainebleau en 1976, dans le cadre de ce que l'on appelait "10 %".
Le bâtiment du collège, moderne et fonctionnel pour l'époque, mais froid et impersonnel en comparaison des bâtiments construits avant la guerre, n'existe plus.
Et déjà, dans les yeux désormais clos de certains camarades, elle dort à jamais notre enfance ...




























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